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Bouches du Rhône
 

Histoire des Arts 2009-2010

vendredi 7 janvier 2011, par MONGIN Luc

Stage Histoire des Arts 2009-2010

La littérature au Moyen-Âge

 

Ce dossier vous permettra de vous familiariser avec les principaux repères historiques qui ont influencé la littérature au Moyen-Age. Vous y trouverez aussi des pistes de travail pour votre classe ainsi qu’une bibliographie/sitographie sélective.

 

Principaux repères historiques

Quelques dates

Pour les historiens, le Moyen-Âge s’étend de la chute de l’Empire romain d’Occident (476) à la prise de Constantinople par les Turcs (1453). Ces dix siècles constituent l’âge intermédiaire entre l’Antiquité et les Temps Modernes. Mais notre Moyen Âge littéraire n’est pas aussi étendu : la première œuvre littéraire date de la fin du IXème siècle. Et comme la Renaissance s’épanouit relativement tard en France, le mouvement littéraire du Moyen Âge se prolonge chez nous jusqu’à la fin du XVème siècle.

Contexte historique

L’histoire de la langue et de la littérature est étroitement liée à l’histoire politique de notre pays.

  • Influence des rois sur la naissance et l’extension de la langue, sur la floraison des lettres et des arts,
  • influence d’épisodes comme les Croisades, la Guerre de Cent ans.
  • Influence des mœurs et du système de société : la féodalité à partir du IXème siècle.

Féodalité : organisation politique et sociale d’un Etat dont le territoire a été divisé en fiefs détenus chacun par un seigneur. Le fief est moins une propriété qu’un ensemble de droits et de pouvoirs.

Hiérarchie et interdépendance caractérisent cette société. Cette hiérarchie est une pyramide parfaite : à la pointe le roi (relié à Dieu), à la base : les paysans (reliés à leur terre) Entre les deux : les seigneurs, de plus en plus puissants et de moins en moins nombreux au fur et à mesure que l’on monte.
Interdépendance à l’intérieur de la pyramide : les hommes sont reliés 2 à 2 par des engagements réciproques et la chaîne ne s ‘interrompt jamais.
La société féodale repose toute entière sur ce principe de fidélité mutuelle ; sur le lien économique et militaire qui unit le paysan à son seigneur, les seigneurs entre eux et avec le roi.

Société militaire aux mœurs très rudes à l’origine. NB : le système de fiefs est à l’origine de l’esprit particulariste et de la variété des dialectes.
Un fossé se creuse entre la noblesse qui devient une caste fermée et les bourgeois des villes. A cette division répond dans les mœurs et la littérature l’opposition entre esprit aristocratique et esprit bourgeois ou populaire. D’un côté grandeur chevaleresque, la délicatesse de l’amour courtois, une élégance et une distinction de plus en plus raffinée . De l’autre, verve comique et satirique, bonne humeur et réalisme.

La foi

Le trait commun aux divers éléments de cette société c’est la foi, une foi ardente, intransigeante, qui atteint parfois un mysticisme touchant.

Les Croisades sont le signe de cet enthousiasme religieux : aller délivrer le tombeau du Christ. Au début entreprises folles et désintéressées qui dérivent ensuite vers l’esprit d’aventure et la soif de conquêtes matérielles avant que St Louis leur rende leur sens religieux. Elles ont introduit dans notre littérature l’histoire et l’exotisme.

 

La culture, les universités

À la Renaissance carolingienne (fin du VIIème/début du IXème) succède une période troublée marquant un recul de la culture latine. Il faut attendre le milieu du XIème siècle pour retrouver les signes d’une vie intellectuelle active. C’est alors, avec la Chanson de Geste la véritable éclosion de la littérature française.

  • XIIIème siècle : naissance de nos premières universités.
  • XIVème siècle : éclosion d’une poésie nouvelle, savante et raffinée.

Les manuscrits, l’imprimerie

Les œuvres littéraires du Moyen-Âge nous sont parvenues sur des manuscrits calligraphiés par des clercs, monuments de culture et véritables œuvres d’art.

L’imprimerie, découverte par l’allemand Gutenberg, fait ses débuts en France en 1470.

La littérature

Axe chronologique :

  • Age épique : Chanson de geste
  • Age courtois : Tristan et Iseult, littérature arthurienne
  • Littérature satirique : Roman de Renart
  • Fabliaux et littérature morale
  • Chroniques et histoire
  • Théâtre religieux et comique : mystères et farces
  • Poésie lyrique et didactique

L’évolution de la littérature est indiscutable au Moyen Âge et si le lectorat est rare, le public qui venait écouter les textes devenait de plus en plus nombreux. Car la littérature au Moyen Âge est avant tout de tradition orale.
Les troubadours (poètes qui s’exprimaient en langue d’oc) et les trouvères (idem en langue d’oïl) parcouraient les campagnes pour psalmodier les chansons de geste, chanter les poèmes lyriques avec un instrument de musique ou réciter des textes narratifs.
Certes il y avait des manuscrits mais seuls leurs auteurs ou les moines copistes les avaient en leur possession ; lire était réservé à une petite élite et même la plupart des grands seigneurs féodaux étaient illettrés.
La tradition écrite n’est pas au Moyen Âge un mode d’accès à la connaissance des textes.

Par ailleurs, les trouvères et les troubadours étaient le plus souvent accompagnés de jongleurs qui mimaient les scènes racontées ou chantées. Cette théâtralité des poèmes et des récits avait pour but premier de retenir l’attention du public et selon ses réactions, il n’était pas rare que le troubadour insiste sur tel ou tel aspect du texte. Aussi, tous les textes originels sont-ils assez accomodés à la mode du récitant.

L’accès à la littérature du Moyen Âge est rendu difficile par :

  • la difficulté du déchiffrage dûe à la précarité des manuscrits
  • la transmission orale déformée
  • la langue très éloignée du français d’aujourd’hui - l’ancien français variant au gré des régions et des dialectes nécessite d’être traduit et cela pose le problème des approximations inévitables.

Malgré tout, la littérature du Moyen Âge est une étape nécessaire pour appréhender les oeuvres postérieures et elle nous a donné de grands héros (Roland, Lancelot, Tristan et Iseult…) qui font partie de notre patrimoine culturel.

Évolution de la langue et de la littérature

Avant le XIème siècle, la langue littéraire était le latin et n’était guère pratiquée que par les clercs (= hommes lettrés qui font partie du clergé mais ne sont ni moines ni prêtres – qui avaient la tonsure).
Elle s’adressait essentiellement aux grands seigneurs féodaux.

À partir du XIème siècle, le public s’élargit : la bourgeoisie des villes prend de plus en plus d’importance et veut accéder à la littérature. Le nombre des auteurs et des conteurs se multiplie grâce à l’usage de la langue vulgaire (dialectes de France par rapport au latin). La langue d’oc et la langue d’oïl commencent à s’imposer en poésie. Les dialectes (le picard, le normand, le francien..) sont eux aussi au service de la tradition écrite.

Au XIIème siècle, les textes de l’Antiquité latine sont traduits en ROMAN, langue vulgaire, commune à tous les laïcs. Ainsi le Roman de Renart, le Roman de la Rose, le Roman de Troie… sont littéralement « l’histoire de renard, de la Rose, de Troie… » Le terme ROMAN désignera ensuite toute production littéraire écrite dans cette langue.
Le sens moderne du terme = œuvre de fiction en prose sera fixé au XVIIème siècle.

La littérature du Moyen Âge s’exprime d’abord en vers, la prose est rare et ne va apparaître qu’assez tard. La littérature chantée est en vers : épopée, roman, premières chroniques, fabliaux, satires, drame primitif et la littérature écrite est en latin.

La Chanson de Geste

Jusqu’à la fin du XIème siècle, notre littérature est pauvre, surtout faite de vies de saints. A partir du XIème siècle, au contraire, une abondante production épique s’épanouit pendant trois siècles.

Ainsi, notre littérature, comme celles de l’antiquité grecque et latine, commence par l’ÉPOPÉE.
Le régime féodal a exalté dans l’âme des seigneurs l’amour de la prouesse guerrière et le sentiment de l’honneur, fait de loyauté entre vassal et suzerain. Au même moment, l’élan de la Première Croisade a exalté la foi religieuse et patriotique des chevaliers et des masses populaires. Ainsi se propage le goût des récits héroïques et des luttes contre les infidèles. Les auteurs (souvent anonymes), des TROUVÈRES, écrivent alors des CHANSONS DE GESTE, première forme littéraire profane écrite en langue française.
"Geste" du latin GESTA, actions et par extension hauts faits, exploits guerriers.

Les plus anciennes chansons de geste que nous connaissons remontent à la fin du XIème siècle ou au début du XIIème :

  1. - La chanson de Roland
  2. - La chanson de Guillaume
  3. - Le pélerinage de Charlemagne...

VICTOR HUGO définit ainsi l’épopée : « l’histoire écoulée aux portes de la légende ». Ces longs poèmes narratifs chantés célèbrent les exploits guerriers de héros, en général de chevaliers français devenus des personnages de légende. Les évènements racontés remontent à plusieurs siècles (VIIIème ou IXème siècles) mais sont interprétés à la lumière des luttes contemporaines. Le thème récurrent de la CROISADE, de la lutte des chrétiens contre les sarrasins ou musulmans est prétexte à l’exaltation de la vaillance guerrière, de la prouesse, sur un arrière-plan mythique de combats surhumains et de descriptions fabuleuses.
Épopée chrétienne, la Chanson de Geste est une œuvre de propagande à forte charge idéologique qui exalte la lutte de la chrétienté aidée par Dieu contre les sarrasins qui représentent le Mal : « Païens ont tort et Chrétiens ont droit » Mais si le point de départ est historique, les caractères et les faits eux-mêmes sont entièrement modifiés ou embellis et les héros carolingiens ressemblent aux barons et aux croisés du XIIème siècle.
Les premières chansons de geste étaient divisées en strophes (laisses) de longueur variable, construites chacune, non sur une même rime mais sur une même assonance (simple répétition de la dernière voyelle accentuée du mot : visage/face). L’assonance suffisait à donner l’unité de la laisse pour un public qui ne lisait pas le poème mais l’entendait déclamer. Le poème était chanté, psalmodié devant un large public, de château en château, sur les places, sur les champs de foire, par des jongleurs qui s’accompagnaient sur la vielle (sorte de violon à 3 cordes).
Les termes de CHANSON + de GESTE mettent en évidence le caractère oral des textes (chantés ou psalmodiés par des jongleurs) et leur caractère musical (chaque chanson avait sa mélodie). Il fallait plusieurs journées pour la récitation publique des 4000 vers de la Chanson de Roland ! En raison de ce caractère oral, les manuscrits de chansons de geste présentent des variantes assez fréquentes.

Ce genre connut un très grand succès. Mais le public de plus en plus nombreux et avide d’aventures toujours nouvelles entraîna des remaniements de la forme et de la matière de l’épopée. De plus en plus le ROMANESQUE envahit l’épopée française surtout à partir de la moitié du XIIème siècle où la LITTERATURE COURTOISE est à la mode et du XIIème siècle où les principes de foi et d’honneur commencent à s’altérer. La rude simplicité fait place aux exploits étranges, aux aventures extravagantes et merveilleuses où le héros rencontre des magiciennes et des enchanteurs, lutte contre des monstres et voyage dans des pays féériques. On retrouve partout les mêmes personnages conventionnels : le héros, le lâche, le traître.
L’AMOUR, à peu près inexistant dans le ROLAND, jouera désormais un grand rôle : il y a beaucoup de femmes parmi les lecteurs !
La ruse occupe parfois autant de place que la prouesse.

La Chanson de Roland

Composée autour de l’année 1100 et attribuée à TUROLD, elle relate trois siècles plus tard le combat fatal du chevalier Roland, marquis des Marches et de ses fidèles preux, contre une puissante armée maure à la bataille de Roncevaux puis la vengeance de Charlemagne.

NB : L’amour n’occupe guère de place dans les Chansons de geste : avant de mourir, Roland n’a pas une pensée pour sa fiancée … mais pour son Roi, son Dieu, ses exploits de chevalier…

La littérature courtoise

Dans la deuxième moitié du XIIème siècle, les Chansons de geste trouvent des auditoires enthousiastes sur les places et sur les routes des pèlerinages. Mais l’aristocratie qui a évolué dans sa structure et dans ses moeurs se tourne vers d’autres œuvres moins rudes.

On assiste en effet à une transformation des mœurs. La noblesse devient une classe héréditaire de plus en plus fermée. Sous l’influence de l’église, des sentiments de générosité et de politesse viennent adoucir les mœurs. Une vie mondaine se crée : les dames imposent des habitudes plus raffinées et les beaux usages se codifient. La Cour imaginaire du roi Arthur dans les romans de la Table Ronde devient l’idéal des cours réelles : habitudes raffinées, beaux usages, fidélité à la dame, art de bien parler et chanter, politesse, générosité, s’opposent aux manières grossières des guerriers et aussi deviennent signe de reconnaissance de la classe aristocratique. Les aristocrates commencent à s’orienter vers une littérature plus attentive au cœur et à l’esprit. Ainsi la poésie lyrique va-t-elle dominer la production littéraire du XIIème siècle.

La littérature COURTOISE (destinée à un public de cour) chante la FIN’AMOR = l’amour parfait et délicat qui constitue le noyau central de la courtoisie. (art de vivre fondé sur la politesse, la générosité, la loyauté.)
Elle a pour thème principal le culte de l’amour unique, parfait et souvent malheureux. Elle prend ses origines dans l’Antiquité et s’inspire des légendes celtiques. La légende de TRISTAN et ISEULT raconte l’histoire d’amour absolu et impossible qui se termine par la mort des amants.

Le roman courtois est un long récit en langue ROMANE (d’où son nom) en vers ou en prose qui conte des aventures sentimentales et présente des tableaux de la vie élégante et luxueuse.
Les œuvres courtoises expriment l’idéal chevaleresque mais elles contiennent une nouvelle valeur : le service amoureux. Elles mettent en scène des chevaliers qui combattent pour leurs dames. Tous les exploits chevaleresques ont pour but de plaire à la dame de cœur et de faire valoir les qualités individuelles du héros. Le parfait héros courtois est toujours partagé entre l’aventure et l’amour. Le merveilleux chrétien et le surnaturel occupent une grande place dans le récit.
CHRETIEN DE TROYES (XIIème siècle) est sans doute le premier romancier de la littérature française : ses romans sont typiques de ce genre littéraire.

  • Yvain ou le chevalier au lion
  • Lancelot ou le chevalier à la charrette
  • Perceval ou le conte du Graal

La poésie courtoise est incarnée par Marie de France (première femme écrivain en langue vulgaire) et Rutebeuf.

La littérature satirique

Les Chansons de geste et les Romans courtois s’adressaient surtout à la société aristocratique avant d’intéresser au XIIIème siècle le public bourgeois et populaire. Mais dès le XIIème siècle, la bourgeoisie dont l’influence ne cesse de grandir, a sa littérature propre, parfaitement adaptée à ses goûts : littérature narrative, malicieuse et satirique et même réaliste, souvent grivoise, parfois morale.
Les monuments de cette littérature sont LE ROMAN DE RENARD et LES FABLIAUX.

Le Roman de Renart

Écrit en prose, entre 1170 et 1250 à peu près par des auteurs différents venant l’un après l’autre porter leur pierre à l’édifice.
Inspiré des contes et mythes d’animaux de la tradition lointaine mais issu directement d’un poème latin de 1152 l’Ysengrimus, il a fixé une fois pour toutes dans le folklore français une mémorable collection de personnages typiques :

  1. - Le renard rusé et trompeur
  2. - Le loup arrogant mais nigaud
  3. - L’ours gourmand et lourdaud
  4. - Le coq fanfaron
  5. - Le chat imbattable
  6. - La poule popotte et éplorée
  7. - Le lion superbe et généreux…

Le succès du Roman fut tel que le nom propre RENART passa dans le langage courant pour désigner la bête qu’on appelait jusqu’alors GOUPIL : le T final devint D par facilité phonétique quand on forma des mots nouveaux à partir de RENART : renardeau, renardière, renardise…

On lit rarement le Roman de renard en entier. Le texte intégral comprend 26 ou 27 récits indépendants, épisodes ou branches, (ainsi appelés à l’origine), numérotés et regroupés en recueil dès le XIIIème siècle . Le tout se compose de plus de 25 000 vers composés en langue d’oïl.
On appréciera surtout les premières, les plus anciennes, joyeuses, fantaisistes, riches en gags visuels dignes d’un dessin animé !

Le Roman de Renart a pour premier mérite de nous apprendre le Moyen Age que l’on se figure trop souvent comme une sinistre période d’écrasement sous le terreur et les ténèbres. Au contraire, surtout aux XIIème et XIIIème siècles, ce fut un temps de joie de vivre débordante. Aucun âge aussi dur n’a eu autant d’enthousiasme, d’optimisme, de curiosité, d’endurance. Si on échoue, on recommence. Dès que le malheur est passé, on fait des fêtes, on chante, on danse. On n’a jamais autant dansé qu’au Moyen Age.

Prenons le Roman de Renart : qu’y trouve-t-on à tout bout de champ ? Un problème évoqué de façon vraiment obsessionnelle, le grand problème du Moyen Age : LA FAIM, LA CRAINTE DE LA FAIM. 
Les animaux, le goupil sont affamés en permanence. Mais il ne faut pas s’y tromper. Cette faim des animaux n’est guère vraisemblable. Où a-t-on vu qu’un renard ait faim au printemps ? Un renard mange de tout et en hiver il se rabat sur les fruits tombés, les champignons, les charognes… La FAIM du Roman de renard c’est plutôt celle de ses auteurs. Celle de ces poètes vagabonds qui couraient le pays pour réciter leurs œuvres, allant de ville en ville, de champ de foire en tavernes et de châteaux en monastères. Ces trouvères devaient gagner leur pain de chaque jour à l’arraché ! Quand les trouvères se sont mis à réciter leurs œuvres ils sont entrés en concurrence avec les jongleurs qui étaient des récitants professionnels déclamant les textes des autres avec accompagnement de musique et intermèdes de jonglerie. On ne serait pas étonné que leurs poèmes ne soient que de longues plaintes… ce qui n’est pas le cas. Leurs poèmes débordent de fantaisie, d’exubérance, de gaieté insolente.

On a souvent dit que cette œuvre était l’épopée animale du XIIème siècle. On assiste en effet à des luttes opposant les animaux entre eux (plus rarement aux hommes). C’est le goupil qui est au centre. Généralement vaincu par des êtres plus faibles que lui, il triomphe au contraire des plus forts et en particulier du loup dont la force n’a d’égale que la naïveté.
Ce triomphe de l’esprit et de la ruse sur la force brutale était la revanche du bourgeois et du peuple écrasé par la noblesse.

La société animale

Dans ces œuvres, le monde des bêtes est organisé à l’image de la société française du temps. Chaque espèce s’y trouve représentée par un animal doté d’un nom propre, souvent en rapport avec son aspect ou son caractère traditionnel :

  • Renard, le goupil
  • Ysengrin, le loup
  • Noble, le lion
  • Chantecler, le coq
  • Couard, le lièvre
  • Tardif, le limaçon
  • Brun, l’ours

Chaque personnage est nettement individualisé : son caractère, ses moeurs, son histoire. Chacun a une famille normalement constituée : Renard a une épouse, Hermeline, et trois fils ;Ysengrin a une épouse, Hersent, et un frère, Primaut ; Chantecler est le seigneur de Pinte, la poule, et le père d’une nombreuse famille.

Autour de Noble, le roi, et de Fère, son épouse, vit une cour de seigneurs comme Ysengrin, Renard, Brun. Plus bas dans la hiérarchie : Chantecler, Tibert, Grimbert (le blaireau). Plus bas encore, le menu peuple : Tardif, Couard, Frobert (le grillon)

Certains d’entre eux ont une fonction sociale déterminée : le roi commande les armées et rend la justice, Ysengrin est son connétable, Brun est son messager et Bernard, l’âne, son archiprêtre. Ces animaux parlent et agissent le plus souvent comme des hommes. On est donc en pleine fiction ! A la cour de Noble, la paix règne entre les représentants des espèces animales. Renart est le seul à ne pas respecter cette loi (il croquerait bien volontiers la mésange, Tiécelin le corbeau ou Chantecler le coq… Il croque bien dame Copée, la sœur de Pinte !)
Parfois cependant réapparaissent les appétits et les instincts : Brun l’ours est si gourmand qu’il en oublie ses devoirs de messager du roi !

Ce mélange de l’élément animal et de l’élément humain est d’un humour remarquable dans les branches les plus réussies quand l’auteur sait respecter la mesure. C’est le cas dans LE JUGEMENT DE RENARD : tout l’art consiste à parodier la comédie humaine sans jamais nous laisser oublier qu’il s’agit d’animaux. L’auteur y parvient comme plus tard LA FONTAINE en prêtant aux animaux des sentiments en accord avec leur nature : Noble a de terribles colères, Brun se laisse lourdement duper, Pinte est dolente et accablée…

L’aspect satirique

C’est une œuvre essentiellement satirique, bien faite pour séduire l’esprit populaire. Selon les épisodes, cette satire peut prendre une forme légère : parodie littéraire, peinture de la comédie humaine ou devenir une critique acerbe des vices sociaux.

La parodie littéraire : Les auteurs s’amusent visiblement à singer la littérature aristocratique des Chansons de geste ou des Romans courtois. Les animaux sont des barons qui chevauchent des destriers, Renard soutient des sièges dans sa forteresse pourvue d’un pont-levis et d’une herse…

La peinture malicieuse du monde humain : Les contes du 1er recueil n’ont comme objectif que de nous amuser par les aventures de leurs héros et l’assimilation des bêtes aux hommes. La peinture du monde humain ainsi transposée est malicieuse, humoristique, il n’y a pas de protestation ni de révolte.
Certains caractères sont finement tracés : Ysengrin aussi stupide que vigoureux, Chantecler orgueilleux et parfois subtil, le lion majestueux et crédule, la lionne coquette et courtoise…
Les HOMMES eux-mêmes apparaissent ça et là : hobereaux maladroits, bourgeois âpres au gain, riches fermiers bien pourvus, moines charitables hantés par l’idée du salut… C’est toute une époque avec ses mœurs et ses conditions sociales qui se dresse devant notre imagination, c’est une caricature des hommes et de la société contemporaine racontée avec vie !

La satire sociale : Dans RENARD PELERIN, l’auteur s’attaque à certains croisés et pèlerins qui expient leurs fautes en se promenant sans pour autant améliorer leurs âmes.
La parodie des moeurs aristocratiques et féodales des coutumes judiciaires de la vie religieuse… est d’ailleurs une forme légère de la satire sociale.
C’est surtout dans les branches écrites au XIIIème siècle que la raillerie et la bonne humeur laissent davantage place à la prédication morale. Le caractère de Renard devient symbolique : il représente la ruse et l’hypocrisie triomphantes.

Le sujet

Le commencement du drame est la séduction de dame Hersent par Renart. Ysengrin porte plainte auprès du roi Noble qui ne semble pas disposé à donner suite à l’affaire. Mais tout va s’arranger après un grand débat et après que Hersent a protesté de son innocence. Mais Chantecler et dame Pinte viennent à leur tour accuser Renart qui a tué la sœur de Pinte. Renart est condamné au gibet : on l’y traîne, on l’insulte autant qu’il le mérite. Tremblant à l’idée de son supplice, il implore la grâce d’aller en pèlerinage à Jérusalem. Le roi refuse d’abord puis consent et le vaurien échappe au châtiment.
Retombé entre les mains de la justice, la reine s’interpose et le sauve encore. Après maintes aventures, Renart prie le hibou de recevoir sa confession et celui-ci lui adresse un sermon, parodie de ceux des prêtres et des moines. Feignant la contrition, Renart saute sur son confesseur et l’étrangle…

Tel est le sujet du Renard primitif auquel ont été rattachés toutes sortes d’épisodes. La tendance générale de ce poème c’est la négation et la destruction de l’esprit chevaleresque. Il montre la ruse triomphant partout du droit et de la force. Il raille non seulement les mœurs du Moyen Age mais souvent aussi ses croyances, enveloppant dans la même moquerie les sacrements, les miracles, les pèlerinages, les croisades, les tournois, les cours plénières…

Les fabliaux

Forme picarde du mot français FABLEAU, dérivé de FABLE, ce sont de courts récits en octosyllabes datant des XIIIème et XIVème siècles. C’est dans le nord de la France que nos fabliaux ont pris naissance. Comme le Roman de Renart, ils présentent les caractères de la littérature bourgeoise : goût du gros comique, peinture réaliste de la vie courante, satire vive et malicieuse, mais sans grande portée. Deux catégories : les contes à rire et les contes moraux ou édifiants.

Les contes à rire

La plupart des fabliaux sont des contes à rire. Ils sont basés sur un comique leste, souvent grossier, comique de farce reposant sur des jeux de mots, des bastonnades, des quiproquos… mais aussi sur un comique plus fin…
La satire, expression de l’esprit gaulois, vise les paysans et les bourgeois naïfs, les femmes trompeuses et rouées, les prêtres paresseux, gourmands et cupides. L’objectif est de faire rire sans chercher à moraliser, sans s’indigner des abus… Voleurs et trompeurs sont des personnages sympathiques !
La seule morale qui s’exprime à la fin de ces fabliaux est parfois une leçon d’expérience, comme celle qui se dégage des fables de La Fontaine.

Exemple de fabliau : Le Dit des Perdrix (pdf)

Le théâtre

L’origine du théâtre est liturgique : il s’agit d’abord d’une simple illustration du culte donnée par des prêtres ou des moines pendant les offices de Noël, l’Épiphanie ou Pâques. Chez nous comme dans la Grèce antique, le théâtre naît du culte.

Peu à peu, pour plaire à la masse des spectateurs, on introduira dans ces représentations sacrées des éléments profanes, des scènes comiques. Puis une scission va s’opérer et la comédie sous des formes diverses deviendra un genre indépendant. Mais on voit que ces 2 formes de littérature dramatique, théâtre religieux et théâtre comique, ont une origine commune.

Le théâtre religieux

Les mystères.

Le théâtre comique

Il s’affirme comme un genre indépendant au milieu du XIIIème siècle. Né des intermèdes profanes ou bouffons du drame sacré, il évolue sous l’influence de la comédie antique et surtout en rapport avec les monologues lyriques des jongleurs ou « DITS »

Plusieurs genres de comédies au XVème siècle dont la farce est la seule qui ait survécu (reprise par Molière dans ses grandes comédies) Chef d’œuvre du XVème siècle : LA FARCE DE PATHELIN. C’est à l’origine un intermède comique dont on « farcit » les représentations sérieuses, puis elle devient un genre autonome dans la tradition bourgeoise, réaliste et amusante, des Fabliaux et du Roman de Renart.

Sans autre intention que de faire rire franchement les spectateurs en peignant les moeurs de la bourgeoisie et du peuple elle atteint encore son but aujourd’hui, et nous renseigne en même temps de façon réaliste et familière sur la vie, les habitudes les travers du temps.

 

Pistes didactiques

Quelques extraits des programmes de 2008 :
C1 : « Afin que les enfants perçoivent la spécificité de l’écrit, les textes lus quotidiennement par l’enseignant, sont choisis [...] pour la manière remarquable dont ils illustrent les genres littéraires auxquels ils appartiennent (contes, légendes, fables, poèmes, récits de littérature enfantine)...
C2 : « La lecture de textes du patrimoine et d’oeuvres destinés aux jeunes enfants, dont la poésie, permet d’accéder à une première culture littéraire. »
C3 : « Les élèves [...] mettent en relation des textes entre eux (auteurs, thèmes, sentiments exprimés,personnages, événements, situation spatiale ou temporelle, tonalité comique ou tragique...)

Construction d’une culture littéraire commune : découvrir des œuvres du patrimoine

Dire, lire

Lecture magistrale, débats, lecture dialoguée, lecture théâtralisée, mémorisation, diction, mise en scène

Thèmes de débats : Renard, la place de la femme - Renard, héros ou hors la loi ?

Travail sur le contexte historique : repérage des éléments illustrant, révélant la société du Moyen Age

Mises en réseaux : travail sur

  • le réseau des personnages :carte des personnages (Voir proposition extraite de Jocelyne Giasson)
  • la construction de stéréotypes : le renard, le loup, la ruse, le renard/le loup
  • les procédés narratifs :
    • l’intertextualité : Esope, la Fontaine et œuvres de littérature jeunesse (Roald Dahl)
    • l’hypertextualité
    • l’adaptation : passage du récit narratif, à la poésie, au théâtre
  • le texte d’origine : manuscrit

Écrire

Transformer d’un genre à l’autre

Imaginer un épisode (des aventures de Renard...)

Exemples de mises en réseaux littéraires

Le roman de Renart sera mis en réseau avec :

  • Les fables d’Esope (Liste de référence du MEN)
  • Les fables de La Fontaine (Liste de référence)
  • Kalila et Dimna – Album (Liste de référence)
  • Les fables d’Esope lues par Maître Renard Esope et Mitsumasa Anno - Album
  • Fantastique Maître Renard Roald Dahl – Roman (Liste de référence)
  • Plouf ! Philippe Corentin - Album
  • Bon appétit, monsieur Renard Philippe Corentin - Album
  • Tibert et Romuald Anne Jonas - Album
  • Léo Corbeau et Gaspard Renard Olga Lecaye - Album
  • Brun l’ours Samivel - Album
  • Les malheurs d’Ysengrin Samivel - Album

Pour comparer les différentes illustrations :

  • Le roman de Renart – adaptation Coran Pierre – ill. Lefebvre Gabriel Casterman
  • Le roman de Renart – adaptation de l’édition de 1861 de Paulin Paris – ill. Delessert Etienne et Davaine Philippe – Gallimard jeunesse - Folio junior –
  • Le roman de Renart – édition Schmidt Albert-Marie – Hachette jeunesse Livre de poche Jeunesse - Contes et Merveilles
  • Le roman de Renart – adaptation Poslaniec Christianill. Crozat François – Milan
  • Le roman de Renard – adaptation Vallerey Gisèle – Rouge et Or
  • Le roman du Renard – ill. Rabier Benjamin – Tallandier
  • Brun l’ours – Samivel – Delagrave
  • Les malheurs d’Ysengrin – Samivel – Delagrave

Un réseau autour de la figure de la ruse :

Ruse moquerie :
  • Hermès et les boeufs d’Apollon / L’Odyssée
  • La pêche à la queue / Roman de Renart
  • Renart et Isengrin dans le puits / Roman de Renart
  • Plouf ! Ph. Corentin
Ruse pour sauver sa vie :
  • Ulysse et le Cyclope / L’Odyssée
  • Ulysse et les sirènes / L’Odyssée
  • Le cerf rusé / Conte chinois
Ruse de guerre :
  • Le cheval de Troie / L’Odyssée
Ruse pour manger ou s’approprier :
  • Le jaguar rusé / Contes et fables d’animaux
  • Renart et le corbeau / Roman de Renart
  • Les Fables d’Ésope et de La Fontaine (Liste de référence)
Ruse pour voler, fourberie, flagornerie :
  • Fables d’Esope et de La Fontaine (liste de référence)
  • Renart et le corbeau / Roman de Renard
  • Les habits neufs de l’Empereur / Conte d’Andersen
  • Léo Corbeau et Gaspard Renard / Album d’Olga Lecaye
Le texte, la parole comme ruse :
  • Tibert et Romuald / Album d’Anne Jonas
  • Schéhérazade
  • Tibert et l’andouille / Roman de Renard
  • Bon appétit Monsieur Renard / Album de Claude Boujon
  • Renart et Isengrin dans le puits / Roman de Renard
  • Plouf ! Album de Ph. Corentin
Le caillou comme leurre :
  • La soupe au caillou et ses différentes versions

 

 

 S. Roubaud, CPC Garlaban

 

Ressources autour du stage

Sitographie

Programmes et horaires de l’école primaire : BO hors-série n°3 du 19 juin 2008

Circulaire relative au développement de l’éducation artistique et culturelle : L’histoire des arts sera intégrée dans les programmes de l’école primaire à la rentrée 2008, ainsi que du collège et du lycée, à partir de la rentrée 2009, de façon à proposer aux élèves un parcours cohérent et à faire émerger une culture commune. L’enseignement d’histoire des arts portera sur l’ensemble du champ artistique et culturel, y compris dans sa dimension scientifique et technologique. Il aura pour objectif l’acquisition par les élèves de repères historiques et méthodologiques indispensables à la compréhension des oeuvres, et prendra appui sur le contact direct avec celles-ci.

Organisation de l’enseignement de l’histoire des arts : BO N° 32 du 28 août 2008

Enseignement de l’histoire des arts sur Eduscol

Base de données autour des enluminures

Exposition "20 siècles en cathédrales" (photos anciennes)

Le site de la Bibliothèque Nationale de France

Le Roman de Renart en images

Le Roman de Renart (texte intégral traduit en français)

Dossiers pédagogiques de la Bibliothèque Nationale de France

Le Moyen-Age dans la littérature de jeunesse (mini-thèse)

 

Bibliographie

Françoise Picot, Anne Popet, Hervé Thibon L’histoire par les arts : [cycle 3] Tome 1 - Nathan

Arts visuels et objets - CRDP Poitou Charente – 2008

Parlons d’images - cédérom - CRDP Grenoble – 2007

50 activités pour aller au musée dès la maternelle - CRDP Midi Pyrénées – 2005

Clés pour enseigner l’histoire des arts en cycle 3 : le Moyen Age – CRDP Aquitaine

Littérature, histoire des arts

R.Léon - La littérature d’enfance et de jeunesse à l’école Hachette - 2003

M. Peltier - Trésors des récits historiques pour la jeunesse Argos démarches - 2002 (Pour tous ceux qui souhaitent entrer en pédagogie différenciée, donner du sens à leur projets et mieux utiliser les ressources de ces récits, romans et bandes dessinées, cet ouvrage propose un ensemble de sélections, organisées autour des périodes historiques étudiées au cycle III : la Préhistoire, l’Antiquité, le Moyen-Âge, les Temps modernes et le XIXe siècle. On y trouvera plus de 300 titres accompagnés des références au programme d’histoire et une grande diversité d’activités interdisciplinaires : lectures en réseau, productions orales, écrites, plastiques ou technologiques et recherches documentaires sur tous supports)

C.Poslaniec - Pratique de la littérature de jeunesse à l’école Hachette - 2003

C.Tauveron - Lire la littérature à l’école Hatier - 2002

M.Peltier - Roman et Histoire Hatier - 2003

Littérature et Moyen-Age

Pour les enseignants

La chevalerie - Textes et documents pour la classe (1975) Dossier réalisé en 2006 : origine et fonction ; transformation du statut du chevalier au cours du Moyen-Age. Exemple de Richard Coeur de Lion. Evolution des armes et des pratiques de combat ; tactiques des cavaliers arabo-musulmans. La chevalerie en littérature : les romans arthuriens ; Don Quichotte, parodie des romans de chevalerie. Le chevalier au cinéma.

Pour les élèves

Documentaires

Troubadours au Moyen Age - 1999 Bibliothèque de travail - Dossier sur l’origine des troubadours, leur art et la langue d’oc, leur place et influence dans la vie littéraire et dans la société du Moyen Age, leur disparition. Exemple de "jongleur" : UC de Saint-Circ.

Bailleux Nathalie,auteur & Hoffmann Ginette,illustrateur - Au temps des cathédrales Casterman : Au XIe siècle, la vie d’un enfant de douze ans sur le chantier d’une cathédrale. Grâce à lui, on découvre les corps de métiers, la rudesse du travail qui lui incombe, la vie quotidienne.... Documentaire à partir de 6 ans

Aliki - Un festin au Moyen-Age Sorbier découvertes : Le festin est l’occasion de découvrir la vie quotidienne au Moyen-Age. L’approche, bien qu’historique comporte des références à l’art de cette époque, avec en particulier des enluminures recréées comme dans un livre d’heures. Documentaire à partir de 8 ans

Mitgutsch Ali - Les chevaliers Ouest-France : L’écuyer du chevalier Franck de Pierrechant raconte à la première personne la vie quotidienne du début du Moyen-Age, les fêtes et les tournois, mais aussi la préparation d’une résistance à l’attaque des barbares. Album à partir de 8 ans

Riché Pierre, Alexandre-Bidon Danièle - La vie des enfants au Moyen-Âge Sorbier : Comment vivaient, il y a 1000 ans, Guillaume, Pierre, Perrette, ces enfants du Moyen Age ? On les voit vivre à cette époque grâce à une riche iconographie trouvée à la Bibliothèque nationale. Documentaire à partir de 8 ans

Koenig Viviane, auteur & Krähenbühl Eddy, illustrateur : La légende du roi Arthur Nathan, Monde en poche : Tristan, le trouvère, raconte la légende du roi Arthur et des chevaliers de la table ronde. Documentaire à partir de 9 ans

Romans, albums, BD

Certains des ouvrages font partie de la liste de référence publiée par le MEN (Cycle 2 et Cycle 3)

Vivet-Rémy Anne-Catherine - Lancelot et les chevaliers de la table ronde Retz - 1998 Vers le collège - Libre adaptation du récit de Chrestien de Troyes. Chaque épisode est suivi de pages de jeux pour aiguiser l’attention du lecteur et tester sa compréhension du récit et du vocabulaire. Pages de documentation pour enrichir sa culture générale. Réponses aux jeux en fin de volume.

Yvan Pommaux - Angelot du lac : le temps de loups Bayard -1991 - En plein Moyen Âge, un orphelin est recueilli par une bande de jeunes vagabonds qui le baptisent Angelot. BD à partir de 7 ans (Liste de référence)

Yvan Pommaux - Angelot du Lac : le secret de la caravane Bayard - 1993 Angelot du Lac est devenu l’écuyer d’Eustache, Comte de Forez. Tous deux acceptent d’assurer la sécurité d’une caravane de marchands qui se rend en Italie. Outre un léopard inquiétant, Angelot y rencontre Agnès, une gamine espiègle et déroutante de douze ans que des bandits veulent kidnapper. Agnès est sur le point d’être mariée à un noble italien... BD à partir de 8 ans

La farce de Pathelin Ecole des loisirs – 1995 (Liste de référence)

Boudet Robert / Poslaniec Christian - Fabliaux du Moyen Age adaptés pour le théâtre Ecole des loisirs - 1983. Medium Poche (Liste de référence)

20 contes et légendes du Moyen-Age Atlas - 2003. Eveil & Jeux

Chrétien De Troyes - Lancelot le chevalier à la charrette Folio Junior

Christian Poslaniec, Robert Boudet - Le Roman de Renart adapté pour le théâtre Classiques Ecole des loisirs – 1988 (Liste de référence)

Le Roman de Renart Folio Junior Gallimard jeunesse – 2009 (Liste de référence)

Christian Poslaniec et François Crozat - Le Roman de Renart Milan jeunesse – 1997 (Album) (Liste de référence)

Bruno Heitz - Le Roman de Renart Hachette Jeunesse (BD)

E. Dupuis - La farce de Pathelin Classiques L’Ecole des loisirs – 1989 (Liste de référence)

Christian Poslaniec, Robert Boudet - Farces et fabliaux du Moyen-Age adaptés pour le théâtre Classiques L’Ecole des loisirs – 1986

Toussaint Frédéric, Vogel Nathaële - Le Noël des Hortillons Actes Sud Junior – Coll. Les grands livres (Liste de référence)

Mathieu François & ill. Angeli May - Le Joueur de flûte de Hamelin Le Sorbier (Liste de référence)

Samivel - Le Joueur de flûte de Hamelin Flammarion-Père Castor (Liste de référence)

Dag’ Naud Alain - Le bibliobus. Lecture CM : 4 oeuvres complètes Hachette, 2006. Recueil illustré d’oeuvres de fictions fondées sur de réels éléments historiques pour accéder à l’histoire par la littérature écrits par Alain Dag’ Naud accompagné du cahier d’activités : Philippe Auguste, la quête du Graal, Robin des Bois, Paris au Moyen Age. Pistes d’exploitation et compléments pédagogiques télechargeables sur le site Internet www.hachette-education.com

Romans (Cycle 3)

Evelyne Brisou-Pellen :

  • La bague aux trois hermines ( Milan Poche Junior)
  • Le fantôme de maître Guillemin ( Folio Junior )
  • L’hiver des loups ( Folio Junior )
  • Le crâne percé d’un trou ( Folio Junior )
  • Les pèlerins maudits ( Folio Junior )
  • L’herbe du diable ( Folio Junior)

Jacqueline Mirande :

  • Double meurtre à l’abbaye ( Castor Poche )
  • Gauthier bâtisseur de châteaux forts (Castor Poche)
  • Simon bâtisseur de cathédrales (Castor Poche)

Odile Weurlesse :

  • Le chevalier au bouclier vert (Livre Poche Jeunesse )
  • Le chien du Roi Arthur (Press Pocket)

Jean-Côme Nogues : Le faucon déniché ( Pocket )

François Johan  :

  • Les enchantements de Merlin ( Casterman )
  • La quête du Graal ( Casterman)

Jean-Pierre Tusseau : Guillaume d’Orange (Ecole des Loisirs )

Michael Morpurgo :

  • Robin des bois ( Folio Junior )
  • Le roi Arthur ( Folio Junior )
  • Jeanne d’Arc ( Folio Junior )

A. Demouzon : Contes d’excalibur ( La table ronde )

Michel Tournier : La couleuvrine (Folio Junior )

C.Jolibois : Le chevalier à la rose (Milan Poche)

H.Bichonnier : Émilie et le crayon magique (Livre de poche Hachette)

 

S. Roubaud, CPC Garlaban.

 
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